La prime corona (2021) a introduit la possibilité, pour les entreprises ayant enregistré de bons résultats durant la crise du COVID-19, d'octroyer une prime corona unique. Dans la plupart des commissions paritaires, aucun critère n'a été fixé et toutes les entreprises de la commission ont versé une prime. Avec la prime pouvoir d’achat (2023), une nouvelle approche a été introduite : les entreprises ayant un bénéfice « élevé » et « exceptionnellement élevé » ont pu octroyer une prime, les critères pour ces catégories ayant été fixés par commission paritaire.
Dans cette note, à l’aide d’une comparaison entre les deux primes, nous étudions si la nouvelle approche a eu un impact sur la distribution des primes, en d’autres termes si les résultats des entreprises ont été davantage pris en considération. Pour répondre à cette question, nous comparons la distribution des primes corona avec celle des primes pouvoir d'achat au sein de dix commissions paritaires représentatives. Dans la première méthode, nous nous intéressons au nombre de travailleurs salariés qui n'ont pas reçu de prime. Dans la deuxième méthode, une analyse est réalisée sur la base de l'écart-type pondéré.
L'analyse montre que l'introduction des catégories « bénéfice élevé » et « bénéfice exceptionnellement élevé » pour la prime pouvoir d'achat a conduit à un octroi plus sélectif des primes. Cela suggère que les primes pouvoir d'achat varient davantage en fonction des performances des entreprises.